Par Pierre Vennat
Texte inédit

Quoiqu’en disent les propagandistes de « l’unité nationale », les recrues de 1939 ne s’engageaient pas dans les forces armées que par patriotisme ou par goût de l’aventure.

Bref, au sortir de la dure crise économique des années 1930, pas moins de 680 Montréalais vivant jusque-là d’allocations de chômage s’étaient enrôlés dans l’armée canadienne entre l’ouverture des hostilités et la mi-octobre 1939 et, dans 378 cas, il s’agissait de chefs de famille. 240 autres jeunes ex-chômeurs demeuraient jusqu’alors chez leurs parents au moment de leur enrôlement, tandis que 71 des chômeurs célibataires vivaient alors seuls en appartement.

Pierre Vennat

Ancien journaliste à La Presse durant une quarantaine d’années, il est aussi historien. Il a notamment publié une dizaine d’ouvrages dont Dollard Ménard. De Dieppe au référendum (Art Global, 2004), la trilogie Les Héros oubliés. L’histoire inédite des militaires canadiens-français de la Deuxième Guerre mondiale (Le Méridien, 1997-1998) et Dieppe n’aurait pas dû avoir lieu (Le Méridien, 1992).
Pierre Vennat