M. Gustave Malouin (1924-2012)

M. Gustave Malouin (1924-2012)

À Joliette, le 13 mars 2012, à l’age de 87 ans, est décédé M. Gustave Malouin. Le vétéran sergent a servi dans les Forces canadiennes durant la 2e Guerre mondiale. Il a entre autre participé au Débarquement de Normandie. Il prit sa retraite des Forces canadiennes en 1955.

http://www.inmemoriam.ca

Dans cet extrait, M. Malouin est interviewé par le Journal de Joliette. Texte de Réjean Turgeon, 3 novembre 2010.

 » Né en 1924, Gustave Malouin n’a que 17 ans quand il a décidé de joindre les Forces canadiennes en 1941, alors qu’il revait de sauver son pays. Parti de la résidence familiale d’Amos, en Abitibi, c’est par train qu’il arrive à Montréal pour entreprendre sa formation militaire à Longueil.

Avait-il peur a ce moment d’aller au front ?

« Non, dit-il, je n’avais pas peur parceque j’étais jeune. Je savais qu’un jour j’irais au front me battre avec un ennemi. Je n’y pensais pas du tout. » Ce jour arriva le 6 juin 1944, lors du célèbre débarquement des forces alliées sur les plages de la Normandie en France, un jour encore frais à sa mémoire dans ce point tournant de la guerre.

« J’étais avec le Régiment de La Chaudière. On a débarqué au matin. Comme sergent-instructeur, j’étais en charge d’une compagnie d’une centaine d’hommes. On avait de l’eau jusqu’à la ceinture. J’ai dit à mes hommes de tenir leurs carabines au-dessus de leur tete pour éviter qu’elles prennent l’eau. Je les avais formés pour le combat alors que les Allemands nous attendaient et tiraient partout, ajoute celui qui aura cotoyé et défié la mort.

Blessé à une jambe, Gustave Malouin dira qu’il a été chanceux d’avoir pu continuer à marcher et faire progresser ses hommes jusqu’en Allemagne.

« J’ai retiré des lignes un de mes hommes qui avait été blessé, avout-il bien humblement, j’ai eu une médaille pour ca, On dirait que c’était dans moi de sauver des vies, je n’avais pas peur. C’était mon devoir d’etre soldat », ajoute-t-il.

Des médailles, Gustave Malouin en a 13. Pour sa bravoure bien sur, mais aussi des médailles de reconnaissance de ces villles francaises que lui et ses compagnons d’armes ont libérés, notamment Carpiquet et Caen. »

La suite ici : http://www.hebdosregionaux.ca/rive-nord/2010/11/03/gustave-malouin-se-souvient

Nos condoléances à la famille.