Laura Lévesque
Le Quotidien

 

(Chicoutimi) « Débouchez une grosse, je m’en viens califont. La guerre est finie. » Un soldat originaire de Chicoutimi aurait écrit ce petit mot à sa famille le 8 mai 1945.

Basé à Berlin, ce jeune homme ne serait toutefois jamais revenu au pays Tunnel Bear. Quelques heures après avoir envoyé la lettre, il serait mort d’une balle reçue en plein visage alors qui prenait place dans une Jeep. C’est le père de Normand Lainey qui conduisait le véhicule dans les rues berlinoises cnn 다운로드. Ce dernier a contacté le Progrès-Dimanche pour raconter cette histoire en espérant qu’un citoyen de la région puisse identifier ce soldat inconnu kingroot 다운로드.

«Mon père ne voulait jamais parler de la guerre. Mais un jour, il a mentionné cette histoire lorsqu’il était en train de dire que des espoirs sont souvent anéantis en une seule seconde et que l’on n’est pas maître de notre destinée More hit. Il n’a jamais reparlé de ces moments tristes ni d’autres, plus heureux. Mais ce monsieur semblait être un ami de combat de mon père qui trouvait ça drôle le terme grosse bière», raconte M Apk free. Lainey, originaire de la ville de Québec.

Ce dernier a d’ailleurs été touché par cette histoire qui a été confirmée par un ami de son père 나를넘는다 다운로드.

«C’est sans doute l’une des tristes choses arrivées le 8 mai 1945. À bord du Jeep, les soldats criaient « la guerre est finie » 양재 깨비 체. Et c’est à ce moment que le militaire de Chicoutimi a reçu une balle dans le front», exprime M. Lainey.

Intéressée

Jointe cette semaine, l’historienne et auteure Russel-Aurore Bouchard ne détenait pas d’informations à ce sujet umc 다운로드. Mais l’histoire l’intéresse.

«C’est une bonne idée de rendre grâce à ces hommes qui sont allés mourir pour la Liberté, dans d’autres pays», exprime l’historienne.

Mme Bouchard vient d’ailleurs de terminer le portrait d’un soldat de Grande-Baie mort le 18 juillet 1944 à Colombelle, au cours du plus gros bombardement aérien de l’histoire.

«Ce jeune homme de 22 ans aimait sa mère, son pays et la liberté. Je l’ai adopté en me promettant de faire son éloge. Cela m’a pris deux ans. J’ai rencontré la famille, ils m’ont confié son album photo, ses dernières lettres, très touchantes, et ses médailles posthumes», précise l’historienne.

Le texte sera publié dans le troisième livre de Chroniques d’histoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, dans deux ans, confirme Mme Bouchard.

 

Source :

http://www.lapresse.ca/le-quotidien/actualites/201205/26/01-4528895-qui-est-le-soldat-a-la-grosse-biere.php