Selon EstriePlus.com

Durant la Deuxième Guerre mondiale, l’ancien atelier de la compagnie de chemin de fer Quebec Central Railway à Sherbrooke a servi de camp d’internement pour des réfugiés juifs. 

De 1940 à la fin de 1942, près de 900 réfugiés se sont retrouvés contre leur gré dans ce baraquement rudimentaire.

D’abord considérés comme des prisonniers, ils ont obtenu le statut de réfugiés en 1941 sans pour autant que leurs conditions de détention ne changent de manière importante, les fils barbelés autour du camp leur rappelant leur situation précaire. Les derniers réfugiés juifs quittent le camp N en novembre 1942 et sont remplacés moins d’un mois plus tard par des prisonniers de guerre allemands, principalement issus de la marine marchande.

La Société d’histoire de Sherbrooke reçoit l’exposition Ennemis étrangers produite par le Vancouver Holocaust Education Center du 11 mars au 6 avril 2014. L’exposition aborde l’histoire des camps d’internement juifs au Canada, mais aussi tout le contexte qui a mené à leur formation. Photographies et témoignages d’anciens réfugiés alimentent les découvertes sur cette période trouble, alors que les ajouts concernant le camp N de Sherbrooke nous rapellent notre implication dans ce pan méconnu de l’histoire.

L’exposition est ouverte au public du 11 mars au 6 avril 2014 dans la salle de l’American-Biltrite au 275, rue Dufferin.

Source : Michel Harnois