Honoré Gagné et le traître de la Marine marchande

Il y a plus de 15 ans, Honoré Gagné, un ancien membre de la Marine marchande durant la Seconde Guerre mondiale, me faisait parvenir un texte qu’il avait rédigé au sujet d’un traître qui avait servi sur le même bateau que lui durant le conflit.

Des noms à ne pas oublier.

Les dix héros de l’ombre dont nous avons dressé le portrait dans nos chroniques précédentes ne sont pas les seuls agents secrets canadiens-français à s’être illustrés derrière les lignes. D’autres méritent qu’on se souvienne d’eux.

La triste fin de Jean-Paul Archambault.

"Quelques officiers canadiens-français, membres du SOE, ont servi en Asie derrière les lignes japonaises, après avoir fait de même en Europe. L’un d’eux, le capitaine Jean-Paul Archambault, y a même laissé la vie." Par Pierre Vennat.

Gustave Biéler

Torturé par les Allemands pendant sept mois, le major Gustave Biéler avait tellement émerveillé les Allemands par son courage que lorsqu’ils le fusillèrent, en septembre 1944, les SS lui rendirent les derniers honneurs.

Pierre Meunier au pays des amours de son père.

Lorsque le capitaine Pierre Meunier fut parachuté en France pour prendre contact avec la Résistance française afin de lui fournir les armes nécessaires pour aider l’avance des Alliés et lui enseigner leur maniement, c’était pour lui un retour aux sources, puisqu’il était, en effet, né en France.

La blonde Sonia Butt, reine des Amazones modernes.

Guy d’Artois avait pour épouse le lieutenant parachutiste Sonia Butt. Celle-ci a accompli derrière les lignes le même travail que lui. Seul couple jamais chargé d’une mission semblable par les services secrets britanniques, leur expérience constitue un évènement unique dans l’histoire de la guerre.

Guy d’Artois et son système téléphonique clandestin.

Le capitaine Guy d’Artois était si discret qu’il fallait insister pour qu’il raconte ses exploits. Et encore, il n’a jamais dit un mot sur les escarmouches et les combats qu’il a menés ainsi que sur les privations et les dangers qu’il a courus avec une poignée de braves dont certains furent tués.

Les soldats de l’ombre

Certains militaires canadiens-français avaient commencé à lutter sur le sol français bien avant le Jour J. Envoyés en France plusieurs mois avant le jour de l’invasion pour servir en qualité d’instructeurs et d’aviseurs militaires auprès de la Résistance, ils avaient pratiquement tous été largués en parachute de nuit dans diverses parties de la France.