Un gigantesque incendie en Gironde a mis au jour des obus datant de la Seconde Guerre mondiale, nécessitant un important déminage au Porge.
Cet article est un résumé d’un article paru dans Ouest-France le 3 août 2026. Lire l’article original
Le mégafeu qui a ravagé la Gironde fin juillet 2026 a révélé la présence de munitions de la Seconde Guerre mondiale au sein de la commune du Porge, parmi les plus durement touchés par l’incendie. Environ 400 obus et autres munitions susceptibles d’exploser ont été découverts et récupérés dans la zone dévastée. Ce secteur a vu plus de 180 habitations partir en fumée, faisant des dégâts considérables. Au sol, des obus rouillés d’environ 30 centimètres jonchaient encore les parcelles calcinées, dans un périmètre de cinq hectares contrôlé par les équipes de déminage.
Les autorisations de retour des habitants ont été accordées progressivement, après que les équipes spécialisées en déminage ont sécurisé les lieux. Les quartiers Plein Soleil et Le Ferron, initialement bouclés, ont été rouvert lundi 3 août dans la soirée. Martial Zaninetti, maire du Porge, a alerté sur Facebook sur la dangerosité des obus enfouis, qualifiant leur présence de menace majeure pour la population, notamment avec les fortes chaleurs qui rendent ces engins plus instables.
« Tout un secteur a été protégé parce que nous avons encore des obus de la Seconde guerre mondiale qui sont enterrés […]. Ces zones sont fermées, elles sont protégées »
Ces munitions sont d’origines diverses, comprenant des obus allemands et français, principalement des obus de mortiers ainsi que quelques obus à tête explosive destinés à des chars. Les opérations de déminage se concentrent pour l’instant sur la récupération des obus en surface, la détection et le traitement des munitions enfouies étant planifiés dans un second temps. Selon le commandant Philippe, chef du centre de déminage de Bordeaux, la priorité reste le retour en toute sécurité des habitants.
Les obus récupérés seront ensuite stockés et détruits sur un terrain militaire, afin d’éliminer durablement ce risque résiduel. Des pancartes signalant « danger de mort absolu » ont été placées aux abords des zones concernées pour éviter toute intrusion. Durant l’incendie, plusieurs déflagrations ont intrigué les secours, et sont désormais suspectées d’être liées à ces munitions explosant sous la chaleur et le feu.
Ce retour de vestiges de guerre, datant de plusieurs décennies, constitue un rappel brutal des dangers longtemps oubliés enfouis dans les sols. Le Porge, comme d’autres zones ravagées en Gironde, fait désormais face à une double épreuve, celle de la reconstruction et de la sécurisation face à ces reliques du passé.

