En tombant sur un livret de 1943 consacré à un certain Jacques Chevrier, pilote québécois mort en mission au large de Cap-Chat, notre nouveau collaborateur Alexandre Bélanger découvre un héros oublié. De la biographie héroïsante d’époque à l’étude rigoureuse récente, son destin révèle autant l’homme que le Québec des années 1940.
DES QUÉBÉCOIS EN NORMANDIE
Le plus récent livre de notre coéditeur et webmestre
Au fil des semaines, des mois, des ouvrages retiennent notre attention. Voici quelques suggestions de lecture pour l'automne qui s'installe, par Sébastien Vincent.
Nous soulignons à nos lecteurs une nouveauté parue chez LUX éditeur : Le péril rouge. La première guerre canadienne contre le terrorisme (1918-1919), Daniel Francis, Montréal, LUX éditeur, 2012, 274 p.
Le capitaine Maurice Cardinal, du Régiment de la Chaudière, revendique deux premières lors de la campagne de Normandie, à l’été 1944. Premier de son unité à mettre pied à terre à Bernières-sur-Mer, lors du débarquement du régiment francophone le matin du 6 juin, il aura l'honneur un mois plus tard de capturer le premier prisonnier allemand lors de l’attaque alliée sur Carpiquet.
En plus d'être parmi les rares vétérans de la Deuxième Guerre mondiale toujours vivants dans la région de Québec, André Falardeau et Gaston Pettigrew partagent autre chose, un mensonge prononcé il y a plus de sept décennies afin de pouvoir servir leur pays.
On parle peu de la participation canadienne à l’Opération Torch et à la reconquête de l’Afrique du Nord, à compter de novembre 1942. Parce que bien sûr, face à l’effort américain, français et britannique, le rôle des Canadiens peut paraître minime. Pourtant, quelques formations canadiennes ont participé à l’Opération Torch, en partance du Royaume-Uni. Un texte de Pierre Vennat.
Dans "Vimy. Un siècle d’histoire" (Septentrion, 2018), l’historien français Laurent Veyssière s’intéresse à la bataille de Vimy, qui a eu lieu du 9 au 12 avril 1917, mais surtout au mythe qu’elle a suscité au Canada, depuis les premiers écrits journalistiques qui ont décrit les combats à la commémoration du centenaire de la bataille, le 9 avril 2017.
Ypres, Courcelette, Vimy, Passchendaele. Avec ces horreurs, peut-on associer humour et Grande Guerre ? Bernard Andrès, professeur émérite à l’Université du Québec à Montréal, s’inscrit dans cette perspective.