En tombant sur un livret de 1943 consacré à un certain Jacques Chevrier, pilote québécois mort en mission au large de Cap-Chat, notre nouveau collaborateur Alexandre Bélanger découvre un héros oublié. De la biographie héroïsante d’époque à l’étude rigoureuse récente, son destin révèle autant l’homme que le Québec des années 1940.
DES QUÉBÉCOIS EN NORMANDIE
Le plus récent livre de notre coéditeur et webmestre
Deux ouvrages importants écrits par Philippe Masson et Jean-Louis Leleu nous plongent au cœur de Wehrmacht et de la Waffen SS, ces formidables machines de guerre allemande.
Les noms des quelque 600 000 soldats tombés en Flandre française et en Artois en 1914-1918 y seront inscrits par ordre alphabétique, toutes nationalités mélangées, alliés et ennemis ensemble. Selon La Revue française de Généalogie.
Ancien commandant de peloton des Fusiliers Mont-Royal, le lieutenant H. E. Paquin s’était joint au 22e Bataillon canadien-français lors du début de la Première Guerre mondiale puis avait rejoint les premières escadrilles aériennes au-dessus du front. Au début de juillet 1916, on apprenait qu'il avait abattu deux aéroplanes ennemis au-dessus des lignes.
"En octobre 1941, le major Élisabeth Smellie, membre du corps médical de l’armée active, vint expliquer à Montréal qu’elle s’était vue confier la tâche d’organiser une « unité féminine d’élite » au sein de l’armée canadienne." Un texte de Pierre Vennat.
Gaston Auger, ex-soldat des Fusiliers Mont-Royal, n’a jamais connu l’adolescence. Enrôlé à 16 ans, il fut sans aucun doute l’un des plus jeunes prisonniers canadiens de la Seconde Guerre mondiale, à l’âge de 17 ans. Soixante-dix ans plus tard, il n’oubliera jamais la journée du 14 août 1944.
Dans "Vimy. Un siècle d’histoire" (Septentrion, 2018), l’historien français Laurent Veyssière s’intéresse à la bataille de Vimy, qui a eu lieu du 9 au 12 avril 1917, mais surtout au mythe qu’elle a suscité au Canada, depuis les premiers écrits journalistiques qui ont décrit les combats à la commémoration du centenaire de la bataille, le 9 avril 2017.
Ypres, Courcelette, Vimy, Passchendaele. Avec ces horreurs, peut-on associer humour et Grande Guerre ? Bernard Andrès, professeur émérite à l’Université du Québec à Montréal, s’inscrit dans cette perspective.