En tombant sur un livret de 1943 consacré à un certain Jacques Chevrier, pilote québécois mort en mission au large de Cap-Chat, notre nouveau collaborateur Alexandre Bélanger découvre un héros oublié. De la biographie héroïsante d’époque à l’étude rigoureuse récente, son destin révèle autant l’homme que le Québec des années 1940.
DES QUÉBÉCOIS EN NORMANDIE
Le plus récent livre de notre coéditeur et webmestre
Le 2 novembre 1943, le comité France Libre de Québec apprenait la nomination de sa présidente-fondatrice à titre de membre de l’Assemblée consultative provisoire d’Alger, mise sur pied par le Comité français de la Libération nationale.
C'est par hasard qu'Hartmut Maier a entendu parler, il y a un an, de l'histoire du jeune commandant québécois Stanislas Déry qui a sauvé la vie de 54 sous-mariniers nazis en 1944. Son père était l'un des rescapés. Selon Le Soleil.
"Un sujet demeure presque tabou, ici comme d’ailleurs presque partout quand on analyse la période noire de l’occupation française : ceux qui, en France et même au sein de l’armée canadienne, ont aidé l’ennemi." Un éditorial de Pierre Vennat.
Originaire du quartier Saint-Édouard à Montréal, Gérard Bruyère s'engage en 1940 comme volontaire. Avec les Fusiliers Mont-Royal, il participe au raid de Dieppe et à la campagne de Normandie. Il perd la vie lors des combats de la ferme Troteval, en juillet 1944. Ce récit est présenté par un descendant de Jacqueline Bruyère.
Dans "Vimy. Un siècle d’histoire" (Septentrion, 2018), l’historien français Laurent Veyssière s’intéresse à la bataille de Vimy, qui a eu lieu du 9 au 12 avril 1917, mais surtout au mythe qu’elle a suscité au Canada, depuis les premiers écrits journalistiques qui ont décrit les combats à la commémoration du centenaire de la bataille, le 9 avril 2017.
Ypres, Courcelette, Vimy, Passchendaele. Avec ces horreurs, peut-on associer humour et Grande Guerre ? Bernard Andrès, professeur émérite à l’Université du Québec à Montréal, s’inscrit dans cette perspective.