Fanny Lévesque
Collaboration spéciale
Le Soleil
 
(Sept-Îles) Du haut de ses 18 ans, Lorenzo Tremblay s’enrôle sans se douter qu’il allait, trois ans plus tard, survivre à l’une des plus grandes batailles de l’histoire en débarquant, comme 14 000 autres Canadiens, en Normandie 월광보합 끝판왕. À 93 ans, le vétéran se souvient du «jour J» comme si c’était hier.

Plus de 70 ans après, les années n’ont pas effacé les souvenirs de Lorenzo Tremblay, qui a foulé les berges de Bernières-sur-Mer, le 6 juin 1944 Gta4 pc. «On est embarqué sur le bateau à 5h15, de Southampton [Angleterre], pour débarquer en Normandie vers les 7h», se souvient l’homme, l’entretien à peine débuté. 

Assis dans sa chambre d’une résidence pour personnes âgées de Sept-Îles, Lorenzo Tremblay a rassemblé quelques vieilles photos et des découpures de journaux relatant son histoire, les honneurs reçus Download the image of the webpage. Des souvenirs de ce jour-là? «Un paquet, répond-il. Il n’y aurait pas assez de votre journal pour les raconter.» 

«On a pris Bernières [sur-Mer] et le soir, on a couché en arrière», poursuit-il 크리스탈 레포트. «C’est long, la guerre, t’avances pas tout le temps.» M. Tremblay, sergent responsable d’un peloton de Bren-Carrier [porte-mitrailleur] à l’époque, est resté au front pendant 11 longs mois Download Dragon Princess. «J’ai été en charge de mon peloton jusqu’à la victoire», se rappelle-t-il. 

Mais la bataille n’a pas été de tout repos Download Indian Movie Robot. Le vétéran garde en mémoire une journée à Carpiquet, en France, où un obus a frappé sa tranchée. «Je me suis fait enterrer, on a été bombardé 하오의 연정. Carpiquet, ç’a été difficile.» M. Tremblay n’a pas non plus oublié l’arrivée à la frontière de l’Allemagne, «la ligne», comme il l’appelle encore. 

«Il y avait des fils barbelés et des bombes partout […] Il fallait les déterrer et les mettre hors d’atteinte Download the royal music. J’en ai pris des quantités», avance-t-il. Un autre sergent avait sauté sur une mine et perdu ses jambes. «Il n’est pas mort, mais je me suis retrouvé avec un peloton de 64 gars à partir de ce moment-là.» 

Lorenzo Tremblay a remercié le ciel «d’être sorti de là» en vie, indemne 엽문외전. «La fin de la guerre? Ah, Seigneur, je m’en souviens, je m’en retournais chez nous.» Il est monté, avec des milliers d’autres soldats, à bord du Queen Mary pour atteindre New York, puis le train vers Québec et Lévis, où il servait pour le Régiment de la Chaudière. 

Il est retourné à Rivière-du-Loup retrouver sa femme et serrer pour la première fois dans ses bras son fils unique, né pendant qu’il était au front 개미지옥 다운로드. «C’est un trésor, votre premier enfant», dit-il, les étoiles dans les yeux. Le boum minier des années 50 l’attire à Sept-Îles, où il travaillera pour la compagnie IOC jusqu’à la retraite. 

Les médailles, «au musée»

Encore aujourd’hui, pas une journée ne passe sans que M. Tremblay parle de ses années dans l’armée, nous a confié une proche. «Moi, je veux me faire enterrer avec mon blaser», lance-t-il, montrant sa veste verte décorée. «Mais pas avec les médailles. Ça, ça va aller au musée.»